juillet 1

Les 6 grandes étapes pour arrêter de fumer

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Remise en situation

Tous les fumeurs du monde ont eu, un jour,  l’innocence de se dire : “j’arrête de fumer quand je veux”.
Jeunes adolescents insouciants que nous étions (plus rarement adultes)… Insouciants mais surtout inconscients de la spirale dans laquelle nous étions en train de tomber sans même se rendre compte que des chaînes se refermaient lentement autour de nos poignets.

Et puis un jour, on s’est rendu compte que fumer c’était vraiment de la merde (vous m’excuserez pour le propos). Cette fumée qu’on a laissé s’immiscer dans nos poumons plusieurs fois par jours, tous les jours, toutes les semaines, tous les mois, tous les ans, il parait qu’elle tue à petit feu…
Mais ça à la limite, ça n’est pas toujours ce qui nous réveille : la mort c’est un truc qui arrivera dans longtemps, à priori. Cependant, on constate facilement que cette fumée s’est emparée de notre souffle, de notre condition physique, de notre sensibilité olfactive. Elle fini souvent par nous amener des bronchites chroniques. Elle abîme notre pauvre cœur et accélère le vieillissement de nos cellules. Elle dérègle notre cerveau dans sa capacité à être serein, calme et en paix (le tabac est un excitant cérébral, un stimulant).
Mais surtout, surtout… Ce soutien, cette petite sœur, cette meilleure amie qu’on appelle “cigarette”, “clope”, “guinze”, fini TOUJOURS par nous donner l’illusion qu’on a BESOIN d’elle. Cette petite peste est une diablesse qui va nous envoûter tranquillement jusqu’à nous faire croire que la vie est désagréable sans elle, qu’elle manque de saveur, que le temps est terriblement lent, que les émotions sont ingérables sans sa présence, que notre capacité à faire face aux obstacles de la vie et au stress est réduite à son minimum tant qu’elle n’est pas glissée entre nos doigts, attendant patiemment qu’on la dépose délicieusement sur nos lèvres pour en extirper son essence divine (allez y, fumez ^^).

Certains penserons peut être que je m’emballe un peu en dessinant ce tableau. D’autres se reconnaîtront mot pour mot.
La première certitude est que nous avons tous un profil différent. Nous ne résistons pas tous de la même façon aux différents produits, nous n’avons pas la même personnalité les uns et les autres, ni les mêmes forces et les même faiblesses. Mais dans les grandes lignes, mes p’tits chats, on se retrouve finalement tous à un moment donné à se retrouver comme des con(ne)s avec le cul entre deux chaises, l’air hagard face à ce terrible constat : “J’ai envie d’arrêter. Je n’y arrive pas. C’est la merde…”

Et maintenant ?

Donc okay… c’était bien, on s’est bien amusé, on a bien fait les rebelles, on a bien joué les beaux gosses avec nos clopes au bec comme des cow-boys, on a bien fait nos belles gosses en soufflant la fumée comme des pin-ups, mais là franchement ça suffit, non ? Il ne serait pas temps de passer à autre chose ? Ça ne serait pas cool de se sentir libre de respirer à plein poumons et de ne plus être sous pression quand le paquet est presque vide ? On ne se sentirait pas mieux si on arrêtait de s’asphyxier entre 5 et 40 fois par jours ?

Vous savez quoi ? Suivez moi si le cœur vous en dit. Je vous emmène en voyage. Je vais vous montrer qu’il existe d’autres chemins. Vous en ferez ce que vous voudrez, mais au moins, barrons nous de ce fumoir !

Les 6 grandes étapes pour arrêter de fumer

Il y a des gens qui arrêtent de fumer en se faisant accompagner avec l’hypnose. D’autres qui arrivent à faire le chemin tout seuls. D’autres passent par l’usage de plantes, par des régimes spéciaux, en utilisant des patchs à la nicotine ou autres substituts (…), par le soutien du magnétisme ou de l’acupuncture, etc.
Mais quels que soient nos besoins, nos sensibilités et nos choix, la première étape est la même pour tout le monde : prendre conscience que la clope c’est peut être pas si bon que ça…

1) Prise de conscience

Sans cette étape, rien ne peut changer. Je ne bouge même pas le petit doigt. Je fume tranquillement. J’explose mes records de fumette le week-end et je suis mon petit rythme de croisière en semaine. Je suis un(e) alcoolique de la cigarette et soit je n’en ai pas encore vraiment conscience, soit j’accepte la situation parce que j’ai peur d’avoir une vie moins chouette si je m’en sépare.
Quand on commence à vraiment prendre conscience de ce que c’est, on se retrouve un peu comme Néo dans le film Matrix : il n’est plus possible d’ignorer et de faire semblant. Le besoin d’un changement émerge et va se faire de plus en plus pressant.

On veut sortir de là.
C’est ici que le voyage commence.

Comment prendre conscience ?

Tout simplement en s’exposant aux faits, en lisant des études sur le sujet, en écoutant son propre corps, en observant ses propres paradoxes (ex : je fume mais il n’y a pas/plus de plaisir).
Prendre conscience c’est mettre de la lumière là où il n’y en avait pas.

Généralement, il est assez rare que nous n’ayons pas conscience des risques liés à la cigarette, surtout quand on se retrouve sur un blog comme celui là ;). Mais ce qui est plus courant, c’est de rester inactif devant ce constat, comme si nous n’avions pas la force de réagir et de bouger. Comme si nous étions anesthésiés, comme si une partie de nous souhaitait fuir la réalité. S’exposer aux faits peut avoir comme effet d’éveiller des émotions, et les émotions sont notre moteur.

Exposez vous aux faits, renseignez vous sur l’impact de la cigarette sur la santé. Prenez le temps d’observer les effets de la cigarette sur vous. Vous pourriez par exemple faire un tableau dans lequel vous indiquez tous les effets indésirables que vous accordez à la cigarette, ne serait ce que pour avoir un aperçu, un regard d’ensemble qui va pouvoir éclairer les choses telles qu’elles sont, pas comme vous voudriez qu’elles soient. Prendre conscience, c’est aussi arrêter de se mentir à soi même.

Aspirer à autre chose

Quand on a commencé à fumer, ça avait l’air trop cool ! Ça donnait du style, ça donnait des airs matures, raffinés, élégants, indépendants, libres, rebelles ! Ça avait du cachet ! On avait fini par associer le fait de fumer avec une certaine forme de puissance sociale. On avait fini par croire que fumer faisait de nous des êtres plus aboutis, plus entiers, plus assumés. (On s’est bien fait niquer ^^. Les cigarettiers nous remercient d’ailleurs pour notre confiance. L’état, lui, nous remercie pour notre participation à cet impôt optionnel).

Ce qui nous pousse très souvent vers l’arrêt de la cigarette c’est aussi l’envie d’être autre chose qu’une locomotive à vapeur dont les circuits s’encrassent à chaque nuage de charbon qui passe à l’intérieur. On sent bien qu’on vaut mieux que ça. C’est l’envie d’être une meilleure version de soi, d’avoir un corps dans un état de santé plus stable, dans une condition physique plus agréable et plus fiable, d’être simplement plus fier de notre style de vie, de nos choix. C’est l’envie de ne plus se sentir soumis à des pulsions qui nous déplaisent souvent.
Après le levé de rideau sur ce qu’est vraiment la cigarette se réveille généralement une autre pulsion : le besoin de se libérer. Celui de reprendre le pouvoir, de reprendre sa place, de porter un autre regard sur soi. Et cette pulsion va amplifier l’envie de se défaire de nos chaines pour dessiner les premiers contours d’un espoir : un autre chemin est possible et je désire l’emprunter.

2) Trouver la foi et croire que c’est possible

Arrêter de fumer est une décision les amis. C’est une décision qu’on matérialise. Car on redevient non-fumeur dans sa tête avant de le redevenir physiquement. Il n’y a pas de magie et dans le fond, il n’y a rien d’insurmontable non plus.
Alors, il y a beaaauuucoup de choses à raconter sur le sujet et vous aurez raison de vous opposer à ma précédente phrase. Parce que ça n’est pas toujours simple d’atteindre cette décision et de trouver la foi qui va nous propulser loin de cette prison de fumée. Il faut dire qu’on consomme du tabac depuis parfois tellement longtemps et si fréquemment qu’on a peur de son absence. On a peur du vide. Et puis il y a le manque de nicotine. Comment on va gérer ce truc là ? “Je ne veux pas devenir une boule de nerfs”. “Je ne veux pas devenir une personne invivable”. On a aussi peur de grossir, comme si l’absence de clope allait faire de nous des masses graisseuses sur pattes… (Absolument aucune étude ne va dans ce sens, rassurez vous. On grossit parce qu’on mange. Point. On ne grossit pas si on mange en fonction de nos besoins. Il faudra quand même se pencher sur le sujet pour éviter le besoin de se rabattre sur la nourriture dans les moments de faiblesse).

En gros, nous avons de nombreuses peurs et de nombreuses croyances limitantes sur le sujet qui, par nature, nous empêchent bien évidemment d’avancer sur le chemin de cette libération. Le trouble que ces illusions amènent dans notre esprit éloigne au passage bien souvent l’idée que nous sommes capables de vivre heureux et sereins sans cigarettes.

Mais c’est sont des conneries ! On se sent beaucoup mieux sans cigarettes ! Et vous aurez tout le loisir de le constater à votre tour le moment venu.

Il faut donc se dégager de ce vieux marécage de croyances. Et c’est un peu le rôle de tout le contenu qu’on va trouver ici : se libérer de ses illusions.

3) Préparez vous

Comme pour tout voyage, il y a une phase de préparation plus ou moins courte. On définit quelques éléments clés, on place quelques balises sur le chemin, quelques repères, on prépare son sac en fonction de l’environnement dans lequel nous allons nous retrouver, etc.
Ici c’est pareil. Nous allons chercher à préparer l’après, nous allons chercher à définir vers quoi nous souhaitons aller, à comprendre et garder dans un coin de tête les pièges pour les éviter le moment venu. Ici, dans cette phase de préparation pour en finir avec la cigarette, nous voulons avoir une vision claire et monter à leur maximum les curseurs de motivation, d’envie, de foi en soi, pour que devienne presque irrésistible l’élan de notre libération.

Quel style de vie je désire ?

Prenez le temps de répondre à ces questions. Faites le par écrit si ça vous aide à vous concentrer.
Quand je ne serais plus fumeur/fumeuse, qui ai-je envie d’être ? Qu’est ce qui dois changer ? Qu’est ce que je ne veux plus ? Qu’est ce que je veux en plus ? Qu’est ce qui doit rester pareil ? A quoi pourrait ressembler le moi du futur qui est une personne non-fumeuse ?
C’est la réponse à ces questions qui permettra de définir un cap, d’établir une vision plus claire de la direction que vous voulez suivre et donc de solliciter vos ressources, votre motivation et votre envie.

Définir le bon moment pour arrêter de fumer

Je vais avoir tendance à vous dire que le bon moment, mes p’tites cailles, c’est maintenant. Si vous voulez arrêter de fumer demain, ça signifie que vous allez continuer à fumer jusqu’au moment où vous arrêterez vraiment, peut être demain donc, peut être après demain, peut être plus tard, mais peut être jamais. “Demain”, ça ne veut rien dire, ça n’existe pas.
“Demain”, c’est juste un autre moment que “maintenant”.
Demain” est une fuite de la véritable décision

MAIS
, en dehors de ce discours moralisateur, se fixer une date peut en effet être un bon moyen de se conditionner pour le décollage, de préparer son cerveau, de se laisser le temps pour se sentir prêt au voyage, pour se sentir appelé par l’aventure…

Gardez simplement en tête qu’à un moment donné, il faudra donner vie à votre décision et qu’à ce moment là, demain devra se transformer en… maintenant.
Et finira très vite par devenir hier… 

Respirez et avancez :)… Et choisissez la date à laquelle vous commencerez votre libération.

4) Passez à l’action

Ne plus consommer de nicotine

Le corps met entre 3-4 jours et 3-4 semaines pour se sevrer de la nicotine, c’est à dire pour se débarrasser de toute trace de nicotine. C’est le temps nécessaire pour que les neuro-transmetteurs de la dopamine et le système de récompense fonctionnent à nouveau correctement. Nous détaillerons dans d’autres articles le fonctionnement de la nicotine et l’intérêt (ou pas) des substituts nicotiniques. N’hésitez pas à consulter votre médecin pour avoir un avis médical sur la question.

Arrêtez de fumer

Et oui, qu’est ce que vous avez cru ? ^^
On ne se libère pas de la clope en continuant à fumer. On ne se défait pas de l’addiction (relative) à la nicotine en continuant à en ingérer. On ne se libère pas de nos mauvaises habitudes si on les entretien.
Simple bon sens, je sais. J’ai préféré le rappeler quand même ;).

Allez, d’autres ont réussi avant vous. D’autres réussirons après vous. Dés que la décision est prise, jetez cette merde et empruntez le chemin de votre libération ! Vous allez y arriver :).

Réapprendre à être non-fumeur

C’est dans l’action que nous allons rééduquer notre cerveau, nos automatismes et nos réflexes. Chaque jour sans fumer contribuera à ancrer une nouvelle façon de fonctionner. A chaque fois que vous allez refuser une cigarette pour, à la place, prendre une bonne inspiration, vous allez contribuer à reformer vos circuits neurologiques.
C’est dans cette phase que nous réapprenons à gérer différemment nos émotions, à prendre du temps pour soi, à gérer l’ennui, à respirer, etc. Une bonne phase de préparation rendra le passage à l’action plus simple, plus fluide, et les risques de rechute bien plus faibles.
Rassurez vous, les mauvaises habitudes se prennent vite dit-on… mais les bonnes aussi ! Notre cerveau ne se soucie pas de ce genre de jugements. Alors mettez en place des nouvelles routines qui vont dans le sens de votre bien être et de votre épanouissement

L’heure est à la construction !

5) Gardez le cap moussaillons !

En fonction de la préparation que nous aurons pris soin d’étudier avant de passer à l’action, certains d’entre nous repasserons peut être par une ou deux des étapes précédentes pour se remémorer ou renforcer la conviction du choix d’arrêter de fumer. Pour les autres (ou simplement par la suite) il faudra simplement veiller à garder le cap et rester attentifs quand les vieux spectres de la clope tenterons de nous jeter aux yeux leur poudre de perlimpinpin (vidéo ^^).
Si vous chutez à un moment donné, ça n’est pas grave. Vous vous vous relèverez et vous reprendrez la route. Rien de plus, rien de moins. Quand vous arriverez au sommet de la montagne, les chutes seront presque insignifiantes vues d’en haut et vous serez probablement même d’autant plus fier(e)s d’être arrivé(e)s en haut !

6) “Je ne fume plus”

Un jour, quelqu’un vous proposera de sortir fumer avec lui ou elle et vous tendra une cigarette. Ce jour là, vous saurez que vous êtes redevenu(e) non fumeur(euse) quand vous vous surprendrez à répondre, le sourire aux lèvres : “Ha non merci, c’est gentil mais je ne fume pas :)”. Parce que ça ne vous tentera même plus !
Quand vous serez arrivé(e) ici, vous le sentirez à l’intérieur de vous comme une évidence : vous n’avez plus envie de mettre cette sale fumée dans votre bouche et vos poumons. Vous n’avez plus envie de vous encrasser. Et surtout, vous n’en avez plus besoin. Vous n’avez plus besoin de cigarette pour être à l’aise, pour passer un bon moment, pour vous amuser, pour passer le temps, pour décompresser…

C’est la récompense de vos efforts :).

Vous êtes libre et vous savourez cette liberté.

Fin… et début de l’aventure

Je vais prendre le temps de développer plus en détails et en profondeur tous les éléments évoqués ici par le biais d’autres articles. On pourrait facilement écrire un livre sur le sujet… :).
Aussi, je rajouterai quelques liens ici pour vous permettre de naviguer plus facilement vers les articles connexes et les infos importantes.

N’hésitez pas à me dire ce que vous pensez de l’article, si ça vous aide et si vous avez des questions, des suggestions ou autres, les commentaires sont là pour ça ! 🙂

A bientôt et bon courage !


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